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Fraternité Saint Pierre - Val de Marne Communauté attachée à la liturgie traditionnelle, bénéficiant du Motu proprio " Ecclesia Dei " du 2 juillet 1988 de S.S. Jean-Paul II |
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Eglise Saint André 22 Avenue de Verdun 94410 Saint Maurice |
Bulletin de nov. 2006 |
C'est dans les mémoires de sœur Lucie que celle-ci raconte comment Jacinthe avait choisi cette oraison jaculatoire, à laquelle elle ajoutait parfois, avec cette confiance et cette simplicité que les adultes peuvent envier aux enfants : « J’aime tellement le Cœur Immaculé de Marie ! C’est le coeur de notre petite maman du ciel ! N’aimes-tu pas beaucoup répéter souvent : Doux cœur de Marie, Cœur Immaculé de Marie ? Moi j’aime tellement cela, tellement ! » Un peu plus loin Lucie raconte encore quelques souvenirs de Jacinthe : « Peu de temps avant de partir à l'hôpital elle me disait : « II ne me manque plus beaucoup de temps pour aller au Ciel. Toi, tu resteras ici afin de dire que Dieu veut établir dans le monde la dévotion au Coeur Immaculé de Marie. Le moment venu de le dire, ne te cache pas. Dis à tout le monde que Dieu nous accorde ses grâces par le moyen du Coeur Immaculé de Marie ; que c'est à Elle qu'il faut les demander; que le Coeur de Jésus veut qu'on vénère avec lui le Coeur Immaculé de Marie ; que l'on demande la paix au Coeur Immaculé de Marie, car c'est à Elle que Dieu l'a confiée. Si je pouvais mettre dans le coeur de tout le monde le feu que j'ai là dans ma poitrine, et qui me brûle et me fait tant aimer le Coeur de Jésus et le Coeur de Marie ! »
Dans son dernier livre dont nous avons déjà parlé (et que nous avons recommandé) dans le bulletin de septembre, Sœur Lucie précisait : « Etablir dans le monde la dévotion au Cœur Immaculé de Marie veut dire amener les gens à une totale consécration, à la conversion, au don, à l’affection intime, à la vénération et à l’amour » (p.142)
Nous comprenons combien éloignée de la vraie consécration est la vision simpliste et déformée d’une consécration « magique » porte- bonheur. Il ne s’agit pas de souscrire à une assurance type « le ciel sans effort » mais de renouveler et de manifester notre volonté de lutter et de progresser dans la voie de la sainteté à laquelle Dieu nous invite. La foule immense de tous les bienheureux que nous venons de fêter nous redit par leur témoignage vivant que la grâce de Dieu n’est pas stérile en ceux qui veulent l’accueillir.
Se consacrer, c’est prendre au sérieux l’appel de Dieu et répondre comme Il l’attend. C’est être conscient de nos faiblesses, et de tous les dangers qui nous guettent (en nous et autour de nous) mais ne pas céder à la peur, au découragement, à la pusillanimité. Puisqu’une consécration engage, il ne faut pas la faire à la légère, de même qu’il ne faut pas faire de vœu imprudent (et sans en parler à son confesseur). La consécration peut être personnelle, familiale, communautaire, nationale, mondiale… On connaît la demande faite par la Vierge de consacrer la Russie à son Cœur Immaculé, demande satisfaite le 25 mars 1984 par Jean-Paul II.
Nous proposons donc de préparer ensemble pendant ce mois de novembre une consécration de notre communauté au Cœur Immaculé de Marie, comme témoignage d’amour envers notre Mère du Ciel et de reconnaissance pour toutes les grâces déjà reçues par son intercession, et également comme un stimulant pour progresser dans l’imitation du Christ et de sa Mère, nous engageant ainsi à fuir le péché qui offense le Cœur Immaculé de Marie et « Dieu, Notre-Seigneur, qui est déjà trop offensé » (ce sont les derniers mots de Notre-Dame à Fatima, apparition du 13 octobre).
Nous sommes tous invités à nous associer à cette démarche. Nous redoublerons d’efforts et d’amour pour terminer cette préparation par une belle neuvaine du 30 novembre au 08 décembre, dates de la neuvaine de préparation à la fête de l’Immaculée Conception. Nous proposerons une prière commune à réciterà cette intention, sans oublier que l’adoration du vendredi 1° décembre sera aussi une belle occasion de supplier Marie d’ouvrir nos cœurs aux merveilles de la grâces. Enfin, nous consacrerons solennellement notre communauté au Cœur Immaculé de Marie à l’issue de la messe chantée en l’honneur de l’Immaculée Conception (vendredi 8 décembre à 19h30). Il ne restera plus ensuite qu’à essayer de ne pas oublier cette consécration, de la renouveler chaque jour, d’y être le plus fidèle possible, d’adopter par exemple la pratique de la communion réparatrice des premiers samedis du mois (la messe célébrée est précisément celle du Cœur Immaculé de Marie, sauf empêchement liturgique). Et n’oublions pas que dans la consécration au Cœur Immaculé et dans la dévotion qui l’accompagne, il y a le mot « Cœur ». C’est notre cœur que veut Marie, pour le remplir de Dieu, de son amour infini , cet amour qui jaillit du sein de la Trinité bienheureuse et se déverse sur les hommes qui sont malheureux de l’ignorer. Car comme l’écrivait justement en 1892, Léon Bloy pour terminer son roman La Femme Pauvre: «Il n'y a qu'une tristesse, c'est de n'être pas des saints.»
Abbé H. de MONTJOYE
FSSP, Vicaire.
[…] Au contraire, s’il y a un pape qui a été étudié et sur lequel on a beaucoup écrit, c’est bien Benoît XIV. Cela nous évitera de nous étendre sur sa personne et permettra à nos vingt-cinq lecteurs, si leur nombre n’a pas diminué depuis la dernière fois, d’aller relire ce qu’écrivait récemment dans ces colonnes le cardinal Bertone (cf. 30Jours mai 2005, p. 66): ubi maior...
Benoît XIV ne suit pas immédiatement Benoît XIII mais succède, dix ans après la mort de ce dernier, à Clément XII (1730- 1740), qui a été un pape encor plus ancien... régime (il a été élu à soixante-dix-huit ans) et, par certains aspects plus faible (aveugle au sens propre pendant presque tout son pontificat) que Benoît XIII.
Benoît XIV est apparu comme un pape si différent de celui-ci ainsi que d’autres de ses prédécesseurs et successeurs qu’a pu se développer un mythe de Benoît XIV, analogue à celui de Pie IX mais bien plus durable puisque, on le sait, ce dernier s’écroula très vite. Fondé sur la bonhomie facétieuse de Prospero Lambertini [Benoît XIV], sur sa modération et sur sa saine ouverture à la modernité, qualités diffusées dans des écrits riches en anecdotes, publiés de son vivant ou juste après sa mort, ce mythe fut revigoré au XXe siècle par la pièce de théâtre Il cardinale Lambertini interprétée, dans une célèbre version abrégée faite pour la télévision, par ce grand maître de la scène qu’était Gino Cervi.
Mais l’histoire n’est pas le mythe. Tous les papes, quels que soient les louanges ou les blâmes que leur ont accordés les hommes, ne sont pas, qu’ils le veuillent ou non, libres de faire ce qu’ils veulent. C’est déjà vrai de leur élection, spécialement dans le cas de Benoît XIV qui fut élu de façon inattendue, au terme du conclave le plus long et le plus laborieux de l’époque moderne. Ce n’est qu’au bout de six mois qu’apparut son nom: toute son expérience juridique et pastorale n’avait pas suffi à accréditer sa candidature. Si bien que le conclave, qui «tout au long du XVIIIe siècle reflète les équilibres politiques en changement» (écrit Alberto Melloni dans son récent livre Il conclave) finit, par excès d’équilibre, par se trouver dans une impasse.
Prospero Lorenzo Lambertini prit, au dire des historiens, le nom de Benoît parce que Benoît XIII lui avait accordé le cardinalat. On n’avance aucune autre raison. Mario Rosa note même que Benoît XIV eut l’intention de totalement abandonner les traces de son prédécesseur homonyme «hormis dans son attitude face à une tension religieuse qui, avec toutes les limites d’un gouvernement faible et dominé par des groupes affairistes sans scrupules, fut cependant une connotation réelle du pontificat discuté de Benoît XIII» (DHP, I, p. 215). Outre que, comme nous avons pu le voir, cette tension religieuse n’est pas peu de chose, que Benoît XIV libéra en outre Coscia (fait sur lequel il faudrait peut-être réfléchir davantage), on peut établir d’autres liens entre les deux Papes en faisant attention, dans le cas de Benoît XIV aussi, à certaines dates – soulignées justement par Tarcisio Bertone dans un beau livre de 1977, Il governo della Chiesa nel pensiero di Benedetto XIV. On s’aperçoit ainsi, par exemple, qu’il devient diacre et prêtre très tard, à presque cinquante ans, juste au lendemain de l’élection de Benoît XIII, par lequel ensuite il est ordonné évêque le 16 juillet 1724. Il deviendra ensuite, durant ce pontificat, le «docteur» estimé appelé à jouer un rôle important dans les négociations avec les Savoie et l’empereur Charles VI. Il est aussi au travail dans les coulisses du Synode diocésain de 1725 dont il tirera du matériel et des idées pour composer le De synodo dioecesana qui est peut- être la plus réussie de ses oeuvres et celle qui a le plus d’autorité.
Benoît XIV et Benoît XIII ont aussi en commun un certain isolement qui vient chez tous deux de la tension religieuse avec laquelle ils vécurent leur pontificat.
Cela dit, il est certain que le pontificat de Benoît XIV marque un tournant décisif dans l’histoire de la papauté, et nous ne parlons pas seulement du XVIIIe siècle. Car Benoît XIV vit les dangers de son isolement et ne sacrifia pas les princes aux principes.
Ainsi, d’un côté, dans les différents concordats avec les gouvernements catholiques, eux mêmes «infectés par l’esprit de l’absolutisme et de la philosophie anticléricale des Lumières» (Pastor, XVI, p. 460-461), il cède tout ce qui peut être cédé, acceptant de fait «le rôle secondaire et passif sur l’échiquier politique européen» (DBI, VIII, p. 398) que la papauté a voulu assumer à partir du milieu du XVIIe siècle. De l’autre, il va au devant du Royaume de Prusse de Frédéric II qui fait son apparition sur la scène, et accepte pour la première fois depuis l’époque de la Réforme de traiter directement avec des représentants d’un prince protestant auquel, comme il l’écrivait en 1746, il reconnaît le titre de roi «pour ne pas porter préjudice à tant de pauvres hommes qui ont le cou exposé au tranchant de la hache». Et, en troisième lieu, il choisit en réalité, non pas la neutralité mais «une attitude particulièrement favorable à la France», écrit Tarcisio Bertone (p. 25), qui trouve une confirmation de ce qu’il avance dans les innombrables lettres envoyées par le Pape au ministre de la Couronne française, le cardinal Pierre Guérin de Tencin, véritable “ami de plume”, avec lequel Benoît XIV entretient une correspondance d’une fréquence et d’une confidence incroyables. Cette correspondance a été recueillie et publiée, après trente ans de travail, en trois volumes par Emilia Morelli.
Mais lorsque, dans la querelle du siècle qui opposait sur le sol français les jansénistes et les anti- jansénistes, on lui demande de prendre, pour des raisons d’État, un parti de principe en faveur des uns ou des autres, il est capable de répondre du tac au tac à son ami Tencin: «Vous me dites dans votre lettre que vous avez une aversion particulière pour la secte des jansénistes. Nous protestons que Nous l’avons Nous aussi et Nous vous assurons que, dans le milieu des honnêtes gens qui sont à Rome, il y a la même aversion: mais on ne croit pas ici devoir lancer aveuglément l’accusation de jansénisme dans des domaines dans lesquels il n’a rien à voir». Bref, de même qu’«il ne se trouve, dans les documents que nous connaissons, aucune aversion contre les jésuites dont il estime surtout l’esprit missionnaire», écrit Emilia Morelli, de même il est injuste d’attribuer à Benoît XIV des sympathies jansénistes. Simplement il n’accorde aucun crédit aux «trop nombreuses étiquettes de jansénistes que l’on colle même à ceux qui condamnent du fond du coeur les propositions de Jansénius et toutes les autres qui sont condamnées» (extrait d’une lettre du Pape de 1748 adressée au cardinal Tencin).
Au début du siècle dernier, de façon analogue, l’accusation de modernisme a été lancée comme un poison, contre beaucoup d’hommes sincères de l’Église, coupables seulement de ne pas avoir laissé leur esprit ni leur coeur s’engourdir. Figurent parmi ces victimes le pape Jean XXIII qui, par certains côtés, ressemble à Benoît XIV et dont les accents au moment de l’ouverture du Concile évoquent la prévoyance de son lointain prédécesseur.
Paul VI lui aussi, au terme de Vatican II, reprendra dans le motu proprio par lequel il réforme le Saint-Office, une disposition de Benoît XIV (qui n’avait jamais été respectée depuis le XVIIIe siècle), par laquelle, conformément au droit, il était accordé à tout auteur catholique dont l’oeuvre avait été mise à l’Index de pouvoir être entendu. Cette disposition, sagement appliquée ces toutes dernières années, a pu favoriser la justice.
Par ailleurs, à la façon de certains de ses très lointains prédécesseurs répondant au nom de Benoît qui avaient appris le droit et la justice en étudiant et travaillant assidûment au sein de l’Église de Rome, Benoît XIV s’était fait romain à l’ombre de la grande coupole de Saint-Pierre. Il avait en effet résidé à Rome de 1688 à 1724 d’abord comme étudiant puis en parcourant tous les degrés et les fonctions de la Curie. Au point que, lorsqu’il était devenu archevêque de Bologne, où il était né, en 1731, comme la situation de sa ville natale lui était devenue plutôt étrangère, il n’avait pris sur le champ aucune mesure mais avait d’abord cherché à s’informer exactement sur tout (Pastor, XVI, p. 23). Et une fois informé – il faut aussi remarquer cela – il avait notifié qu’il n’avait pas l’intention «d’introduire des nouveautés, mais de remettre sur pied ce qui avait été établi par les saintes lois et ce qui avait déjà été pratiqué dans [le] diocèse, en y ajoutant encore quelque modération et quelque marque de la plus grande équité» (extrait de la Raccolta di notificazioni publiée à Rome en 1742, I, p. 5).
Il allait faire la même chose à Rome, qui devint pour toujours sa ville, lorsqu’il vint, de façon inattendue, s’y installer comme pape.
(Lorenzo Cappelletti, tiré de « 30 jours »)
Comment le lobby de l’euthanasie a-t-il pu s’imposer sans tapage comme représentant des usagers à l’hôpital ? L’agrément officiel par le ministre de la Santé, Xavier Bertrand, de l’Association pour le droit de mourir dans la dignité (ADMD) pour entrer dans les conseils d’administration et les commission des relations avec les usagers des hôpitaux qui vient d’être révélé [1] éclaire de façon inquiétante la stratégie du lobby de l’euthanasie. La faiblesse des pouvoirs publics est surtout confirmée. Pour les personnes attachées à ce que l’hôpital demeure un lieu de soins et de protection de la vie jusqu’à son terme, c’est le moment de se mobiliser.
SI LA LOI “FIN DE VIE” du 22 avril 2005 a été votée unanimement, après la tempête médiatique suscitée par la mort de Vincent Humbert, c’est que partisans et adversaires de l’euthanasie légale y trouvaient matière à s’en satisfaire. Les premiers y voyaient une «porte ouverte» et les seconds un «coup d’arrêt». Mais aucun n’était dupe, le consensus affiché étant le résultat du rapport de force du moment. Pour les partisans de l’euthanasie légale, les notions de «directives anticipées» et de «personnes de confiance» instaurées par la loi Leonetti sont vues comme une première étape vers leur prétendu «testament de vie».
De plus, l’assimilation de l’alimentation à un traitement, dans l’exposé des motifs de la loi, ouvre déjà la porte à certaines formes d’euthanasie : une interprétation que le député UMP Pierre-Louis Fagniez n’avait pas hésité à revendiquer dans l’hémicycle, en se référant aux protocoles euthanasiques décrits dans l’État américain de l’Oregon par arrêt simultané d’alimentation et d’hydratation. Les premiers témoignages confirment d’ailleurs que l’euthanasie commence à être administrée de cette façon dans certains hôpitaux français, en application de la nouvelle loi. Le ministre de la Santé de l’époque, Philippe Douste-Blazy, eut beau affirmer dans l’hémicycle que la loi fin de vie renvoyait dos-à-dos acharnement thérapeutique et euthanasie, cette dernière est bien entrée par la petite porte, au prix d’une érosion de sa définition.
Certes, on comprend que les adversaires de l’euthanasie aient été soulagés d’avoir pu «limiter les dégâts» en 2005, tant la pression de l’affaire Humbert avait été forte. D’autant que, sur demande de Christine Boutin qui menaçait de ne plus voter la loi Leonetti, M. Douste- Blazy avait bien précisé qu’elle constituait la «troisième voie, française» par opposition aux modèles belges ou hollandais. Face au danger d’envahissement, céder un peu de terrain pour se remobiliser en retrait est une tactique éprouvée.
Mais l’adversaire ne s’est pas arrêté là. S’emparant de la loi comme d’un cheval de Troie, l’ADMD s’est aussitôt autoproclamée promotrice des nouveaux droits des patients en fin de vie, utilisant les dispositions réglementaires d’application de la loi du 4 mars 2002 relative aux droits des malades. Sa structure militante est plus armée que celle du mouvement des soins palliatifs, tout occupé à être présent dans l’accompagnement réel des personnes hospitalisées, pour revendiquer des places dans les instances hospitalières. La complicité idéologique entre les leaders de l’ADMD et une partie du corps des directeurs d’hôpitaux chargés de choisir les représentants des usagers pour siéger dans leurs instances a fait le reste. Sans attendre l’habilitation nationale de l’ADMD, des nominations de ses membres ont été officialisées dans les commissions de relations avec les usagers et de la qualité des prises en charge (CRUQ) par des arrêtés régionaux (ils y sont même désignés ès qualité).
L’agrément national de l’ADMD du 11 août 2006 ne fait que valider et encourager cette tendance. La «vitrine légale» du lobby de l’euthanasie a donc su séduire – ou embobiner ? – les membres de la Commission nationale d’agrément, en montrant des militants «formés à la défense des droits des malades» en application des lois en vigueur. Ensuite, Xavier Bertrand n’aurait fait que prendre la décision «conforme» à laquelle il se pensait tenu.
Certes, 13 autres associations sont déjà habilitées, et d’autres vont suivre… Mais l’ADMD semble mieux organisée et plus motivée que la plupart d’entre-elles pour investir l’hôpital, puisque c’est le cœur de son projet.
Au total, la «démocratie sanitaire» qu’on entend promouvoir risque de transformer les lieux de soins en champs de bataille, enjeux d’une confrontation idéologique. Une dialectique marxisante y est importée, qui menace la relation de confiance entre soignants et soignés.
Qu’une structure aux orientations transgressives cherche à parasiter les systèmes de représentation avec la complicité des pouvoirs publics n’est ni surprenant, ni inédit. C’est même tout l’art du lobbyiste d’être tour à tour, voire simultanément, celui qui conteste et qui participe, celui qui impose sa loi tout en se proposant pour la faire appliquer. Quitte à faire écran entre les «usagers du système de soins» qu’il dit représenter et les «pouvoirs médicaux» qu’il prétend réguler. Cependant, il est ici question de vie et de mort : peut-on laisser s’installer à l’hôpital aujourd’hui ceux qui, demain, entendent y organiser l’euthanasie légale ? D’autant qu’ils sont déjà en mesure d’y inciter.
Tugdual Derville délégué général de l’Alliance pour les Droits de la Vie (A.D.V.)
Pour agir, et en savoir plus :? L’Alliance pour les Droits de la Vie a déposé devant la juridiction administrative un recours en annulation contre l’arrêté ministériel et lance un appel national : «Non au lobby de l’euthanasie dans l’hôpital» à signer sur le site www.adv.org
(tiré de : libertepolitique.com)
Dans quelques semaines se tiendra le fameux Téléthon sur lequel notre Commission souhaite apporter un éclairage éthique. S’il ne nous appartient pas de juger les Français dont l’élan annuel de générosité et de solidarité est bien souvent sincère, disons tout de suite qu’il ne semble plus possible aujourd’hui de participer au financement de ce grand show médiatique. Le philosophe Jean- Claude Guillebaud avait dès 2003 tiré la leçon de nos ambiguïtés : « Avons- nous conscience de l’ambivalence de nos choix ? Nous affichons une compassion envers les personnes souffrant de handicaps, de maladies génétiques, et nous les soutenons, y compris matériellement, dans des manifestations médiatiques spectaculaires du type Téléthon, et simultanément nous demandons aux médecins de se dépenser sans compter pour essayer de dépister ces personnes avant leur naissance ; nous leur demandons en somme de nous aider à leur éviter de naître ». Nous savons en effet que c’est l’AFM (Association française contre les myopathies), organisatrice du Téléthon, qui a obtenu par son militantisme la publication des décrets d’Etat concernant le diagnostic pré- implantatoire (DPI) dont l’objectif est de trier les embryons pour éliminer ceux qui sont malades. Le DPI est venu appuyer le diagnostic prénatal (DPN) dans une grande stratégie eugéniste mise en scène de manière triomphale : les bébéthons – qui sont sains parce que n’ayant jamais été malades – ne sont que les survivants d’avortements programmés in vitro ou in utero. Déployant cette logique mortifère jusqu’au bout, les nouvelles orientations de la recherche biomédicale promue par les organisateurs consistent à développer les expérimentations sur les embryons humains tout en persévérant dans un lobbying auprès des responsables politiques pour que le clonage soit rapidement dépénalisé. C’est en 2004 que s’opère ce nouveau tournant, puisque cette année-là, le Téléthon permet de financer le tout nouvel Institut de recherche dédié aux cellules souches embryonnaires, l’ISTEM. Ceci est doublement contestable. D’abord, sur le plan de la pure vérité scientifique qui vient d’éclater à Rome lors du congrès tenu sur les cellules souches adultes, sous l’égide de l’Académie pontificale pour la Vie, associée à la Fondation Jérôme Lejeune et à la Fédération internationale des médecins catholiques. Des scientifiques du monde entier réunis par l’Eglise ont pu faire part des progrès étonnants réalisés dans le domaine des cellules souches non embryonnaires, à tel point que ce colloque à été relayé par toute la presse française, sidérée de la désinformation qui régnait jusqu’alors. En Angleterre par exemple, pas une avancée ou le moindre début de résultat à se mettre sous la dent en 15 années d’autorisation de clonage dit thérapeutique et de recherche sur les cellules souches de l’embryon. Sans compter les observations d’instabilité de l’ADN et de prolifération tumorale anarchique décrites dans les expériences animales ! Pendant ce temps, les découvertes inattendues s’engrangent avec les cellules de la moelle osseuse, de cordon de bébé, de l’épithélium olfactif, … même le dogme de l’absence de cellules souches au sein du cerveau adulte et de leurs populations neuronales vient de tomber. Mais le point essentiel est bien que le droit fondamental et primordial à la vie de l’enfant embryonnaire dès sa conception est intangible ainsi que l’a rappelé Benoît XVI aux congressistes. Or, dans le cas d’un principe qui n’admet ni dérogation, ni exception, ni compromis, les chrétiens doivent comprendre qu’est en jeu l’essence de l’ordre moral de la société et que leur engagement n’en devient que plus évident. Ils ne peuvent coopérer au mal mais doivent précisément s’y opposer-. Le Saint-Siège ne vient-il pas nous conforter en rompant totalement ses soutiens financiers à Amnesty International parce que le bureau de direction avait voté la promotion du droit à l’avortement dans le monde ? N’avait-il pas fait de même dans les années 90 lorsque Jean-Paul II avait décidé de stopper toute aide matérielle à l’Unicef qui finançait des programmes de santé en faveur des « droits reproductifs » ?
Oui, « l’opposition est frontale et définitive à la recherche détruisant des embryons humains - » selon l’expression forte de Mgr Sgreccia, président le l’Académie pontificale pour la Vie. Mais parce que les résultats scientifiques sont là comme pour conforter la cohérence éthique du magistère de l’Eglise – « la recherche sur les cellules souches somatiques mérite l’approbation et l’encouragement quand se conjuguent heureusement ensemble le savoir scientifique, la technologie la plus avancée et l’éthique qui postule le respect de l’être humain à chaque stade de son existence - » a pu déclaré Benoît XVI –, l’appel est d’ores et déjà lancé pour un engagement et une collaboration « des forces économiques qui sont intéressées - » pour le développement d’une médecine régénérative moderne et éthique.
Pierre-Olivier Arduin Diocèse de Fréjus-Toulon Commission Bioéthique 16 octobre 2006
Créé en 1978 par un groupe de jeunes foyers, Domvs christiani est un réseau de familles qui s’entraident pour progresser à travers une pédagogie choisie.
Domvs Christiani comprend aujourd’hui 800 foyers répartis en 120 groupes, surtout en France, Belgique, Suisse et au Luxembourg. Les 11 régions en France sont divisées en secteurs. L’est parisien constitue un secteur, avec trois équipes. Chaque groupe de 4, 5 foyers ou plus est animé par un foyer responsable et accompagné par un prêtre conseiller spirituel qui accepte d'exercer son ministère auprès de Domvs Christiani selon les livres liturgiques de 1962.
Une équipe de foyers et un prêtre à l’échelon national sont garants de l’oeuvre et de sa charte, travaillant à son perfectionnement en liaison avec l’ensemble des groupes. Les foyers Domvs ont la volonté de progresser en commun en s’appuyant sur la tradition vivante de l’Eglise catholique et notamment sur la liturgie romaine traditionnelle
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Des rassemblements nationaux sont également proposés ainsi que d’autres activités (conférences, retraites familiales, etc.). Les foyers reçoivent trois fois par an La Lettre de Domvs Christiani qui approfondit le thème de l’année, la spiritualité conjugale et familiale et l’éducation des enfants.
Trois équipes liées à Saint-André et vous proposent de les rejoindre.
N’hésitez pas à contacter les responsables de secteur,
Marc et Alexandra Becquart,
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« Ame prédestinée, voici un secret que le Très-Haut m'a appris, et que je n'ai pu trouver en aucun livre ancien ni nouveau. Je vous le confie par le Saint-Esprit, à condition:
Et à mesure que vous vous en servirez dans les actions ordinaires de votre vie, vous en connaîtrez le prix et l'excellence que vous ne connaîtrez d'abord qu'imparfaitement, à cause de la multitude et de la grièveté de vos péchés et de vos attaches secrètes à vous-même.
Avant de passer outre dans un désir empressé et naturel de connaître la vérité, dites dévotement, à genoux, l'Ave Maris Stella et le Veni Creator Spiritus, pour demander à Dieu la grâce de comprendre et goûter ce mystère divin.
A cause du peu de temps que j'ai pour écrire, et du peu que vous avez à lire je dirai tout en abrégé ». (à vous de lire la suite…)
Les indulgences sont la rémission devant Dieu de la peine temporelle due pour les péchés dont la faute est déjà pardonnée. À certaines conditions, le fidèle acquiert cette rémission, pour lui-même ou pour les défunts, par le ministère de l’Église qui, en tant que dispensatrice de la rédemption, distribue le trésor des mérites du Christ et des saints. (Compendium, 312)
Pour gagner l’indulgence plénière, en plus d’exclure toute affection au péché, même véniel, il est requis d’accomplir l’œuvre indulgenciée et de remplir les trois conditions : confession sacramentelle, commu- nion eucharistique et prière aux intentions du Souverain Pontife.
Les trois conditions peuvent être remplies plusieurs jours avant ou après l’accomplissement de l’œuvre prescrite ; cependant, il convient de recevoir la communion et de prier aux intentions du Souverain Pontife le jour même où l’on accomplit l’œuvre.
Du 1er au 8 NOVEMBRE:
Une indulgence plénière, applicable seulement aux âmes du Purgatoire, est accordée au fidèle
30 novembre : Saint André
Source : Pénitencerie Apostolique, Manuel des Indulgences, Rome, 1999-2000, concessions 29 et 33.