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Eglise Saint André 22 Avenue de Verdun 94410 Saint Maurice |
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Bulletin Paroissiale de la communauté attaché à la forme extraordinaire du Rite romain http://www.motuproprio94.org/ |
Bulletin de Décembre 2007 |
A l’heure où sont rédigées ces lignes, nous ne connaissons que le titre et le thème de la deuxième encyclique du pape Benoît XVI, qui doit sortir le jour de la fête de l’Apôtre Saint André. Après sa première encyclique « Dieu est Amour », sur la charité, en voici une nouvelle centrée sur la deuxième des vertus théologales : l’espérance.
Nul doute que notre monde a grand besoin de redécouvrir cette vertu dans sa vérité, débarrassée du verni de l’optimisme béat et de la religion du Progrès. On ne peut évoquer l’espérance sans penser aux pages sublimes de Péguy dans « le Porche du Mystère de la deuxième vertu ». La petite fille espérance qui tire ses deux sœurs, la foi et la charité. Sans doute Péguy n’est-il pas un théologien irréprochable, mais qui ne se sent touché par cette évocation si vraie et si belle ?
Parmi les publications du Cardinal RATZINGER, nous avions déjà relevé un livre passé malheureusement inaperçu du grand public. Il s’agit du livre « Regarder le Christ , exercices de foi, d’espérance et d’amour» (Fayard 1992), dont nous avions cité un large extrait dans le bulletin de décembre 2006 (voir archives sur www.motuproprio94.org). Ce livre, que je vous recommande vivement, est d’une lecture facile1 et particulièrement roboratif pour l’âme et l’esprit. En nous prévenant contre les contrefaçons profanes - plus ou moins grossières – des vertus sur lesquelles repose notre vie spirituelle, il nous permet de construire notre relation à Dieu et aux autres sur autre chose que l’illusion. C’est un livre plein d’espérance, malgré les avertissements sévères qu’il contient, à la manière du prophète Jérémie, dont le livre donne un aperçu saisissant (p.61 à 64).
Si l’espérance est une vertu théologale, ce n’est pas seulement parce qu’elle a Dieu pour auteur, mais d’abord parce qu’elle a Dieu pour objet, considéré comme fin ultime de l’homme et comme unique moyen d’y parvenir (cf St Thomas d’Aquin, Somme Théologique II-IIae, q.XVII-XVIII)
L’espérance est la vertu qui nous accompagnera tout au long de l’avent. Attente et espérance de la venue du Messie dans la crèche de Bethléem. En cela nous ne faisons que nous unir aux aspirations des prophètes de l’Ancien Testament, en particulier Isaïe qui nous parlera chaque jour dans la liturgie aux matines. Attente et espérance de la venue de Dieu en notre cœur par le mystère de la grâce. Attente et espérance du retour glorieux de Celui qui viendra juger les vivants et les morts.
Combien ce désir de justice véritable, qui n’est pas une soif de vengeance, nous touche d’une manière renouvelée par l’actualité tragique du martyre d’Anne-Lorraine, qui rappelle celui de Jeanne-Marie, de Maria GORETTI et de tant d’autres témoins de la sainteté de Dieu, de l’inviolabilité de sa Loi, et de la dignité de la personne humaine, toutes choses liées entre elles.
Dans les ténèbres et les ombres de la mort (cf antiennes « O Clavis David » et « O Oriens » des 20 et 21 décembre), nous crions vers Dieu, notre Sauveur : « Venez nous délivrer ; ne tardez plus désormais ! » (ant. O Radix » du 19 décembre), « Venez nous sauver, Seigneur notre Dieu ! » (ant. « O Emmanuel » du 23 décembre). Et Dieu vient. L’adorable Trinité, le Dieu-Amour, diffusif de soi, vient !
Il est tout proche, à la porte. Il est même déjà parmi nous, mais nous ne percevons pas toujours sa présence et son action. Il est là et nous L’appelons, et nous appelons de nos voix et de nos cœurs son règne d’Amour. « Que votre règne arrive ! ». Il nous entend, mais veut que nous persévérions dans la prière, l’attente, le désir, pour faire grandir celui-ci jusqu’à ce qu’il soulève nos cœurs, jusqu’à les faire déborder, exploser. « Expectantes beatam spem et adventum Domini Nostri Jesu Christi ». Bienheureuse espérance !
La prière est un levier pour le monde. Si le monde ne prie plus, si les chrétiens ne soulèvent plus la pâte du monde par leur prière, celle des consacrés en première ligne, mais celle des baptisés aussi - qui sont également consacrés par ce sacrement – alors, au lieu de monter vers Dieu, le monde retombera, et ce sera la tristesse du monde.
Nous pouvons sans doute tous faire un examen de conscience sur ce point. Où en est notre prière ? Où en est notre désir ? Reconnaissons que trop souvent nous sommes comme le terrain pierreux ou épineux qui reçoit la bonne graine (elle nous a vraiment été donnée, et avec générosité) mais sans profondeur, sans persévérance, sans fruit. Est-ce la faute de la graine ? Si notre désir et notre prière sont si ténus, doit-on être surpris que tant de baptisés vivent seulement pour les choses de la terre ? Lex orandi, lex credendi. La primauté de Dieu, dont parle si souvent Benoît XVI, ne concerne pas que la liturgie, mais toute notre vie. Par le Christ, avec Lui et en Lui, soyons une hostie, offerte au Père en sacrifice d’agréable odeur « ad laudem et gloriam nominis sui, ad utilitatem quoque nostram, totiusque Ecclesiae suae sanctae » (ordinaire de la messe, offertoire).
Heureusement, le désir grandissant des anciens Pères vient au secours de la faiblesse de notre désir et de notre espérance, réveillant celle-ci de la torpeur du désespoir ou de la présomption. L’enseignement de Notre Seigneur Jésus-Christ éclaire de feux nouveaux l’histoire du monde et notre propre histoire. Les textes liturgiques renferment une saveur toute divine. La Parole de Dieu nous y est donnée et expliquée avec sagesse et beauté. Puisons abondamment dans le missel et le Bréviaire. Le choix est vaste pour bien nous préparer, depuis les textes des dimanches de l’avent, jusqu’aux matines de la Nativité, en passant par le Rorate Coeli, les grandes antiennes « O », ou encore les lectures des matines (prophéties d’Isaïe et commentaires des Pères) de chaque jour.
« Stimulez nos cœurs, Seigneur, à préparer les voies de votre Fils, afin que sa venue nous donne de Vous servir d’une âme purifiée ». (collecte du deuxième dimanche de l’Avent)
Abbé H. de MONTJOYE
Eduquer ensemble dans l’Eglise catholique. Une mission partagée par des personnes consacrées et par les fidèles laïcs » : tel est le titre du document publié le 20 novembre ce matin par la congrégation pour l’Education catholique et présenté au Vatican par le préfet du dicastère, le cardinal polonais Zenon GROCHOLEWSKI, entouré de Mgr Angelo Vincenzo Zani, sous-secrétaire de cette congrégation. Le document, approuvé par le pape Benoît XVI en septembre dernier, est édité par la Librairie éditrice vaticane. Il est disponible en 4 langues: français, italien, anglais et espagnol (voir : www.vatican.va).
Pour le cardinal GROCHOLEWSKI, il s’agit d’encourager « tous les fidèles laïcs et les personnes consacrées unis dans la mission d’éduquer, à répondre avec des compétences nouvelles aux défis de l’école, étant donné, comme le dit le document « le contexte de complexité sociale, culturelle et religieuse dans lequel grandissent concrètement les jeunes générations » et qui « influence leur vécu de façon significative ». Le cardinal polonais soulignait le « malaise profond » qui marque le contexte de l’école aujourd’hui : « Dans le monde scolaire, surtout occidental, on perçoit aussi une fatigue généralisée chez les enseignants, qui se sentent démotivés et se voient souvent frustrés dans leur rôle éducatif ».
« Parmi les signes très préoccupants, continuait le cardinal préfet, il y a aussi l’augmentation de la violence dans les écoles, et parmi les adolescents, ainsi que la difficulté des familles à participer activement à la communauté d’éducation scolaire qui, il faut le rappeler, sont les premières responsables de l’éducation des enfants. On assiste en outre à la perte du sens de l’éducation, en lien étroit avec la perte des valeurs, surtout de celles qui soutiennent les choix de vie, la famille, le travail, les choix moraux. De cette façon, l’éducation souffre elle aussi des maux qui affligent nos sociétés : le subjectivisme diffus, le relativisme moral et le nihilisme ».
C’est dans ce contexte, disait le cardinal, que « la tradition pédagogique catholique répète avec force le caractère central de la personne » et promeut la « formation intégrale » de la personne, soutenue par des valeurs humaines, spirituelles et religieuses.
Aussi souligne-t-il que « le projet de l’école catholique est convaincant seulement s’il est réalisé par des personnes profondément motivées [qui] se reconnaissent dans l’adhésion personnelle et communautaire au Seigneur ». Aussi la formation professionnelle des enseignants doit-elle être complétée par « un parcours approprié de formation théologique ». « Etre un bon enseignant ne suffit pas. Toutes les matières qui contribuent à la formation de la personne humaine doivent être accompagnées d’un témoignage de vie correspondant ».
Pour ce qui est des statistiques, Mgr Angelo Vincenzo ZANI a fait état de plus de 42 millions d’élèves, confiés à 250.000 écoles catholiques, et à 3, 5 millions d’enseignants, dont quelques milliers de catholiques, laïcs et consacrés.
Pour ce qui est de la situation économique de l’école catholique, le cardinal GROCHOLEWSKI n’a pas hésité à dire qu’elle est « catastrophique » aux Etats-Unis, en l’absence totale d’aide de l’Etat, ce qui prive les familles de « la liberté de choisir le modèle éducatif » qu’ils veulent pour leurs enfants.
Rappelons que l’un des arguments en faveur du financement par l’Etat des écoles catholiques est que par les impôts, les parents financent l’école publique. S’ils envoient leurs enfants dans une école catholique payante, ils payent deux fois.
Pour la même raison, le cardinal GROCHOLEWSKI a déploré qu’en Italie, la « démocratie » soit ainsi limitée : la question du soutien à l’école catholique n’est toujours pas réglée, malgré le nombre des écoles catholiques. Il faisait remarquer que dans des pays dit libéraux comme la Hollande ou la Belgique, les écoles catholiques sont financées par l’Etat.
(sources : Zenit.org et Présent)
Mais l'espérance, dit Dieu, voilà ce qui m'étonne. Moi-même. Ça c'est étonnant. Que ces pauvres enfants voient comme tout ça se passe et qu'ils croient que demain ça ira mieux. Qu'ils voient comme ça se passe aujourd'hui et qu'ils croient que ça ira mieux demain matin. Ça c'est étonnant et c'est bien la plus grande merveille de notre grâce. Et j'en suis étonné moi-même.
Et il faut que ma grâce soit en effet d'une force incroyable. Et qu'elle coule d'une source et comme un fleuve inépuisable. Depuis la première fois qu'elle coula et depuis toujours qu'elle coule. Dans ma création naturelle et surnaturelle. Dans ma création spirituelle et charnelle et encore spirituelle. Dans ma création éternelle et temporelle et encore éternelle. Mortelle et immortelle. Et cette fois, oh cette fois, depuis cette fois qu'elle coula, comme un fleuve de sang, du flanc percé de mon Fils.
Quelle ne faut-il pas que soient ma grâce et la force de ma grâce pour que cette petite espérance, vacillante au souffle du péché, tremblante à tous les vents, anxieuse au moindre souffle, soit aussi invariable, se tienne aussi fidèle, aussi droite, aussi pure; et aussi invincible, et immortelle, et impossible à éteindre que cette petite flamme du sanctuaire. Qui brûle éternellement dans la lampe fidèle. Une flamme tremblotante a traversé l'épaisseur des mondes. Une flamme vacillante a traversé l'épaisseur des temps. Une flamme anxieuse a traversé l'épaisseur des nuits.
Depuis cette première fois que ma grâce a coulé pour la création du monde. Depuis toujours que ma grâce coule pour la conservation du monde. Depuis cette fois que le sang de mon fils a coulé pour le salut du monde. Une flamme impossible à atteindre, impossible à éteindre au souffle de la mort.
Ce qui m'étonne, dit Dieu, c'est l'espérance. Et je n'en reviens pas. Cette petite espérance qui n'a l'air de rien du tout. Cette petite fille espérance. Immortelle.
Charles PEGUY, Le Porche de la seconde vertu
Il n'y a que deux sortes de personnes qu'on puisse appeler raisonnables; ou ceux qui servent Dieu de tout leur coeur parce qu'ils le connaissent, ou ceux qui le cherchent de tout leur coeur, parce qu'ils ne le connaissent pas.
Blaise PASCAL Pensées, 195
Être pauvre, ce n’est pas intéressant. Tous les pauvres sont bien de cet avis. Ce qui est intéressant, c’est de posséder le Royaume de Cieux, mais seuls les pauvres le possèdent. Aussi ne pensez pas que notre joie soit de passer nos jours à vider nos mains, nos têtes et nos cœurs. Notre joie est de passer nos jours à creuser la place pour la Royaume des Cieux. Il est inouï de savoir si proche, de savoir Dieu si près de nous, de savoir son amour possible, tellement en nous et avec nous, et de ne pas lui ouvrir cette porte unique et simple de la pauvreté en esprit.
Madeleine DELBREL
Chaque jour une dizaine de Chapelet, suivie de 3 fois l'invocation : "O Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à Vous."
Une Communion le jour du 8 décembre ou entre le 30 novembre et le 8 décembre. Confession recommandée.
O Vierge Immaculée, le 8 décembre 1947, alors que la France était en danger, vous avez manifesté votre douce présence à quatre petites filles de l'Ile-Bouchard. Nous vous prions encore aujourd'hui pour la paix dans notre pays et dans tous les pays.
Vous avez promis du bonheur dans les familles aujourd'hui si menacées. Apprenez-leur, O Marie, l'importance de la prière, le sens religieux de la vie, la fidélité, la tendresse et la miséricorde.
Vous avez demandé de prier pour les pécheurs. Que notre prière - particulièrement le chapelet - et l'offrande des sacrifices de chaque jour, leur obtiennent la Foi et l'Espérance, afin que notre monde malade soit transformé selon le plan d'amour de Dieu.
Notre Dame de la Prière, qui avez regardé les Prêtres avec tendresse, suscitez les vocations dont l'Eglise a tant besoin pour témoigner de l'Amour incommensurable du Christ pour les hommes. Amen.
Imprimatur
21 avril 2007
Vicaire Episcopal de Paris
Images-Prières à commander à :
Chapelet des Enfants - 5 rue de l'Université - 75007 PARIS.
Je suis assise à côté d’un poêle noir où brûlent trois grosses bûches de bois et où repose une théière dont la vapeur brûlante soulève par intermittence le couvercle. Il y a quelques bougies à chaque coin de la grande pièce. Dehors il fait un froid très sec, de ces froids qui vous donnent l’impression que tout votre corps se givre en commençant par les extrémités et puis qui gagne du terrain, petit à petit, comme pour encercler ce cœur qui n’en finit pas de battre…
Voila, le décor est planté !
Je m’amuse, en silence, à m’inventer un combat féroce et héroïque entre les différentes silhouettes en ombres chinoises projetées sur le mur… Je ne suis pas toute seule. D’ailleurs on n’est rarement seul au coin d’un feu ; il nous attire et semble nous inviter à rayonner comme lui. C’est un feu contagieux ! Sans qu’on y prenne garde, il nous entraîne dans une danse où les souvenirs et les rêves s’entrecroisent et fait de l’instant présent une joie douce et profonde.
Ce pourrait être un soir comme tant d’autres, une veillée partagée au creux d’une forêt de Saint Martin des Bois…en haut d’une montagne grenobloise… aux abords d’une prairie toute simple ; une veillée sous un ciel d’un noir profond où scintillent à bien y regarder des dizaines de centaines de milliers de petites étoiles ; ou encore sous un ciel d’un bleu laiteux où semble se dissoudre cette grosse pastille de sucre roux appelée lune.
Ce pourrait être une veillée comme une autre (et unique à la fois) partagée avec des jeunes filles de mon âge…avec mes sœurs guides…avec les filles dont j’ai (eu) charge d’âmes.
Ce pourrait être en France…à la différence près que je suis au Liban !
A la différence près qu’il y a auprès de moi des chrétiens maronites, des druzes, des musulmans. Le feu est le même pour tous, et à sa lumière il me semble que chaque cœur pourrait brûler et se consumer d’Amour ; même si bien souvent notre cœur n’arrive qu’à chercher la « juste distance » pour ne pas en être trop loin, sentir Sa chaleur, Sa présence, sans en être trop près et risquer d’être incommodé par la fumée ou effrayé par les crépitements et étincelles qui en jaillissent.
A la différence près que les silhouettes qui s’agitent ne sont pas celles des chevaliers que je m’étais imaginés mais celles d’hommes s’affrontant dans une sorte de joute verbale où mes oreilles ne semblent rien vouloir comprendre, hormis des noms qui me sont maintenant devenus familiers : Aoun, Hariri, Geagea, Gemayel, Joumblatt, Nasralla.
Ici on parle autant avec le cœur, la bouche et les mains… la scène me ferait presque sourire s’il ne s’agissait de l’avenir de tout un pays, si l’état d’urgence n’était pas déclaré dans un Liban en mal de président. Seulement c’est une histoire qui n’a pas fini d’être écrite. Même les acteurs n’en connaissent pas la fin… A suivre !
Petit à petit le calme revient dans le brouillard embaumant de la fumée d’un narguilé. C’est un engin un peu particulier : un charbon rouge au bout d’une tige de fer semble poussé d’un vase rempli d’eau. On dirait que les hommes boivent à tour de rôle le nectar de cette drôle de fleur orientale !
Par ce simple geste de partage les esprits se sont apaisés, est-ce donc cela le fameux « calumet de la paix » ?
Le chant de l’Espérance monte à mes lèvres… Ne l’entendez vous pas vous aussi ?
La veillée touche à sa fin mais avant de vous laisser pour écouter le silence de la nuit, il nous reste chères guides (oups !) je veux dire chère paroisse, à faire une profonde et sincère prière.
Aidez nous Seigneur à ne jamais laisser s’éteindre le feu d’Amour que vous avez allumé en chacun de nous. Et plus encore, Seigneur, avec votre grâce, par nos prières et nos actions, nous voulons embraser le cœur de nos prochains aussi différents et lointains peuvent-ils être.
Notre Dame du Liban, Notre Dame de France, protégez nos pays.
.. Et maintenant : chuuuttttt plus de bruit !
Adélie de BOERDERE