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Fraternité Saint Pierre - Val de Marne Communauté attachée à la liturgie traditionnelle, bénéficiant du Motu proprio " Ecclesia Dei " du 2 juillet 1988 de S.S. Jean-Paul II |
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Eglise Saint André 22 Avenue de Verdun 94410 Saint Maurice |
Bulletin de mai 2007 |
La Journée mondiale annuelle de Prière pour les Vocations est une occasion opportune pour mettre en lumière l’importance des vocations dans la vie et la mission de l’Église et pour intensifier notre prière afin qu’elles croissent en nombre et en qualité. Pour la prochaine journée, je voudrais proposer à l’attention de tout le Peuple de Dieu le thème suivant, particulièrement actuel: la vocation au service de l’Église-communion.
L’an dernier, en débutant dans les Audiences générales du mercredi un nouveau cycle de catéchèses, consacrées au rapport entre le Christ et l’Église, je faisais remarquer que la première communauté chrétienne commença à se constituer, en son noyau originaire, lorsque quelques pêcheurs de Galilée rencontrèrent Jésus, se laissèrent conquérir par son regard, par sa voix, et accueillirent son invitation pressante: "Venez à ma suite et je ferai de vous des pêcheurs d’hommes" (Mc 1, 17 ; cf. Mt 4, 19). En vérité, Dieu a toujours choisi quelques personnes pour collaborer plus directement avec Lui à la réalisation de son dessein de salut. Dans l’Ancien Testament, il appela d’abord Abraham pour former «un grand peuple» (Gn 12, 2), puis Moïse pour libérer Israël de l’esclavage de l’Égypte (cf. Ex 3, 10). Il désigna ensuite d’autres personnages, spécialement les prophètes, pour défendre et garder vivante l’alliance avec son peuple. Dans le Nouveau Testament, Jésus, le Messie promis, invita personnellement les Apôtres à être avec Lui (cf. Mc 3, 14) et à partager sa mission. À la dernière Cène, en leur confiant la charge de perpétuer le mémorial de sa mort et de sa résurrection jusqu’à son retour glorieux à la fin des temps, Il adressa pour eux au Père cette invocation en l’implorant: «Je leur ai révélé ton nom et le leur révélerai, pour que l’amour dont tu m’as aimé soit en eux et moi en eux» (Jn 17, 26). La mission de l’Église se fonde donc sur une communion intime et fidèle avec Dieu.
La Constitution Lumen gentium du Concile Vatican II décrit l’Église comme «un peuple qui tire son unité de l’unité du Père et du Fils et de l’Esprit Saint» (n. 4), un peuple dans lequel se reflète le mystère même de Dieu. Cela implique que l’amour trinitaire se réfléchit en lui et que, grâce à l’action de l’Esprit Saint, tous ses membres forment «un seul corps et un seul esprit» dans le Christ. C’est surtout en se rassemblant pour l’Eucharistie que ce peuple, structuré organiquement sous la conduite de ses Pasteurs, vit le mystère de la communion avec Dieu et avec les frères. L’Eucharistie est la source de cette unité ecclésiale pour laquelle Jésus a prié la veille de sa passion: «Père … qu’eux aussi soient un en nous, afin que le monde croie que tu m’as envoyé» (Jn 17, 21). Cette communion intense favorise la floraison de vocations généreuses au service de l’Église: le cœur du croyant, rempli de l’amour divin, est poussé à se consacrer totalement à la cause du Royaume. La promotion des vocations requiert donc une pastorale attentive au mystère de l’Église-communion, parce que, assurément, celui qui vit dans une communauté ecclésiale unie, coresponsable et active, apprend plus facilement à discerner l’appel du Seigneur. Le souci des vocations exige donc une «éducation» constante à l’écoute de la voix de Dieu, comme le fit Éli en aidant le jeune Samuel à comprendre ce que Dieu lui demandait et à le réaliser rapidement (cf. 1 S 3, 9). Or, il ne peut y avoir d’écoute docile et fidèle que dans un climat de communion intime avec Dieu. Et cela se réalise surtout dans la prière. Selon le commandement explicite du Seigneur, nous devons tout d’abord implorer le don des vocations en priant inlassablement et ensemble le «maître de la moisson». L’invitation est au pluriel: «Priez donc le maître de la moisson d’envoyer des ouvriers à sa moisson» (Mt 9, 38). Cette invitation du Seigneur correspond bien au style du Notre Père (Mt 6, 9), prière qu’Il nous a enseignée et qui constitue une "synthèse de tout l’Évangile", selon l’expression célèbre de Tertullien (cf. De Oratione, 1,6: CCL 1, 258). De ce point de vue, une autre expression de Jésus est aussi éclairante: «Si deux d’entre vous, sur la terre, unissent leurs voix pour demander quoi que ce soit, cela leur sera accordé par mon Père qui est aux cieux» (Mt 18, 19). Le Bon Pasteur nous invite donc à prier le Père céleste, à prier en étant unis et avec insistance, pour qu’Il envoie des vocations au service de l’Église-communion.
Recueillant l’expérience pastorale des siècles passés, le Concile Vatican II a mis en évidence l’importance d’éduquer les futurs prêtres à une authentique communion ecclésiale. Nous lisons à ce sujet dans Presbyterorum ordinis: «Exerçant, pour la part d’autorité qui est la leur, la charge du Christ Chef et Pasteur, les prêtres, au nom de l’Évêque, rassemblent la famille de Dieu, fraternité qui n’a qu’une âme, et par le Christ dans l’Esprit, ils la conduisent à Dieu le Père» (n. 6). À cette affirmation du Concile fait écho l’Exhortation apostolique post-synodale Presbyterorum ordinis, en soulignant que le prêtre «est serviteur de l’Église-communion parce que - en unité avec l’Évêque et en lien étroit avec le presbyterium - il construit l’unité de la communauté ecclésiale dans l’harmonie des diverses vocations, des charismes et des services» (n. 16). À l’intérieur du peuple chrétien, il est indispensable que chaque ministère et chaque charisme soient orientés vers la pleine communion, et c’est la tâche de l’Évêque et des prêtres de la favoriser en l’harmonisant avec toute autre vocation et service ecclésiaux. Même la vie consacrée, par exemple, a en propre le service de cette communion, comme cela est mis en lumière dans l’Exhortation apostolique post-synodale Vita consecrata de mon vénéré Prédécesseur, Jean-Paul II: «La vie consacrée a certainement le mérite d’avoir contribué efficacement à maintenir dans l’Église l’exigence de la fraternité comme confession de la Trinité. En favorisant constamment l’amour fraternel, notamment sous la forme de la vie commune, elle a montré que la participation à la communion trinitaire peut changer les rapports humains et créer un nouveau type de solidarité» (n. 41).
Au centre de toute communauté chrétienne, il y a l’Eucharistie, source et sommet de la vie de l’Église. S’il vit de l’Eucharistie, celui qui se met au service de l’Évangile avance dans l’amour vers Dieu et vers le prochain, et il contribue ainsi à construire l’Église comme communion. Nous avons pu affirmer que «l’amour eucharistique» motive et fonde l’activité vocationnelle de toute l’Église. En effet, comme je l’ai écrit dans l’Encyclique Deus caritas est, les vocations au sacerdoce et aux autres ministères et services fleurissent à l’intérieur du peuple de Dieu là où il y a des hommes dans lesquels le Christ transparaît par sa Parole, dans les sacrements, spécialement dans l’Eucharistie. Et cela parce que «dans la liturgie de l’Église, dans sa prière, dans la communauté vivante des croyants, nous faisons l’expérience de l’amour de Dieu, nous percevons sa présence et nous apprenons aussi de cette façon à la reconnaître dans notre vie quotidienne. Le premier, Il nous a aimés et Il continue à nous aimer le premier ; c’est pourquoi, nous aussi, nous pouvons répondre par l’amour» (n. 17).
Nous nous tournons enfin vers Marie, qui a soutenu la première communauté dans laquelle "tous d’un même cœur étaient assidus à la prière" (cf. Ac 1, 14), afin qu’elle aide l’Église à être dans le monde d’aujourd’hui une icône de la Trinité, un signe éloquent de l’amour de Dieu pour tous les hommes. La Vierge a répondu promptement à l’appel du Père en disant: «Je suis la servante du Seigneur» (Lc 1, 38). Qu’elle intercède afin qu’au sein du peuple chrétien ne manquent pas les serviteurs de la joie divine: des prêtres qui, en communion avec leurs Évêques, annoncent fidèlement l’Évangile et célèbrent les sacrements, prennent soin du peuple de Dieu et soient prêts à évangéliser l’humanité entière! Qu’elle accorde à notre temps une augmentation du nombre des personnes consacrées, qui aillent à contre courant en vivant les conseils évangéliques de pauvreté, de chasteté et d’obéissance, et témoignent prophétiquement du Christ et de son libérant message de salut! Chers frères et sœurs appelés par le Seigneur à des vocations particulières dans l’Église, je voudrais vous confier tout spécialement à Marie. En effet, plus que tous, elle a compris le sens des paroles de Jésus: «Ma mère et mes frères, ce sont ceux qui écoutent la parole de Dieu et la mettent en pratique» (Lc 8, 21). Qu’elle vous enseigne à écouter son divin Fils! Qu’elle vous aide à dire par votre vie: «Me voici, ô Dieu, je viens pour faire ta volonté» (cf. He 10, 7)! Avec ces souhaits, j’assure chacun d’entre vous de ma prière et je vous bénis de tout cœur.
Du Vatican, le 10 fév. 2007.
Benedictus PP. XVI
Le développement de la réflexion mariologique et du culte rendu à la Vierge au cours des siècles a contribué à dévoiler toujours mieux le visage marial de l'Église. Certes, la Très Sainte Vierge est entièrement liée au Christ, fondement de la foi et de l'expérience ecclésiale, et conduit jusqu'à lui. C'est pourquoi, en obéissant à Jésus, qui a réservé à la Mère un rôle tout à fait particulier dans l'économie du salut, les chrétiens ont vénéré, aimé et prié Marie de façon tout à fait particulière et intense.
Ils lui ont attribué une place de choix dans la foi et dans la piété, la reconnaissant comme voie privilégiée qui conduit au Christ, Médiateur suprême. La dimension mariale de l'Église constitue ainsi un élément indéniable dans l'expérience du peuple chrétien.
Elle se révèle à travers de nombreuses manifestations de la vie des croyants, témoignant ainsi de la place occupée par Marie dans leur cœur. Il ne s'agit pas d'un sentiment superficiel, mais d'un lien affectif profond et conscient, enraciné dans la foi, qui pousse les chrétiens d'hier et d'aujourd'hui à avoir recours de façon habituelle à Marie, pour entrer dans une communion plus intime avec le Christ.
Après la plus ancienne prière formulée en Égypte par la communauté chrétienne au IIIème siècle pour implorer de la «Mère de Dieu» la protection dans les dangers, les invocations adressées à Celle que les baptisés considèrent très puissante dans son intercession auprès du Seigneur, se sont multipliées.
Aujourd'hui, la prière la plus commune est l'Ave Maria dont la première partie est composée de paroles tirées de l'Evangile (cf. Cl 1, 28.42). Les chrétiens apprennent à la réciter dans leur foyer, dès l'enfance, la recevant comme un don précieux à préserver tout au long de la vie. Cette même prière, répétée des dizaines de fois durant le Rosaire, aident de nombreux fidèles à entrer dans la contemplation orante des mystères évangéliques et à rester parfois pendant un long mo-ment en contact intime avec la Mère de Jésus.
Depuis le Moyen Âge, l'Ave Maria est la prière la plus commune de tous les croyants, qui demandent à la Sainte Mère du Seigneur de les ac-compagner et de les protéger sur les chemins de leur existence quotidienne (cf. Exhorta. aposta. Mariales cultes, n. 42-55).
Le peuple chrétien a en outre manifesté son amour à Marie en multipliant les expressions de sa dévotion: hymnes, prières et compositions poétiques, simples ou parfois de grande valeur, emp-reints du même amour pour Celle, qui du Crucifix, a été donnée comme Mère aux hommes. Parmi ceux-ci, certains comme l'hymne « Âkatisto » et le « Salve Regina » ont profondément marqué la vie de foi du peuple croyant.
A la piété mariale correspond également une très riche production artistique en Orient et en Occident, qui a fait apprécier à des générations entières la beauté spirituelle de Marie. Des peintres, des sculpteurs, des musiciens et des poètes nous ont laissé des chefs-d'œuvre qui, en mettant en lumière les divers aspects de la grandeur de la Vierge, aident à mieux comprendre le sens et la valeur de la contribution importante à l'œuvre de la rédemption.
L'art chrétien a reconnu en Marie la réalisation d'une nouvelle humanité répondant au dessein de Dieu, et donc un signe sublime d'espérance pour l'humanité tout entière.
Ce message ne pouvait manquer d'être accueilli par les chrétiens appelés à une vocation de consécration particulière. En effet, dans les ordres et dans les congrégations religieuses, dans les Instituts ou dans les associations de vie consacrée, Marie est particulièrement vénérée.
De nombreux instituts, surtout, mais pas exclusivement, féminins, portent dans leur titre le nom de Marie. Toutefois, au-delà des manifestations extérieures, la spiritualité des familles religieuses, ainsi que celle de nombreux mouvements ecclésiaux, dont certains spécifiquement mariaux, met en lumière leur lien particulier avec Marie, garantissant un charisme vécu dans l'authenticité et la plénitude.
Cette référence mariale dans la vie des personnes ayant en particulier reçu les faveurs de l'Esprit Saint, a développé également la dimension mystique, qui montre la façon dont le chrétien peut ressentir au plus profond de son être l'intervention de Marie. La référence à Marie réunit non seulement les chrétiens engagés, mais également les croyants à la foi simple, jusqu'à ceux qui sont «plus loin», pour lesquels elle constitue souvent sans doute l'unique lien avec la vie ecclésiale.
Les pèlerinages aux sanctuaires marials, qui attirent durant toute l'année de nombreuses foules de fidèles, constituent des signes de ce sentiment commun du peuple chrétien pour la Mère du Seigneur. Certains de ces bastions de la piété mariale sont très célèbres, comme Lourdes, Fatima, Lorette, Pompéi, Guadalupe, Czestochowa ! D'autres sont connus au niveau national ou local.
Dans tous ces sanctuaires, le souvenir d'événements liés au recours à Marie transmet le message de sa tendresse maternelle, en ouvrant le cœur à la grâce divine. Ces lieux de prière mariale constituent le témoignage merveilleux de la miséricorde de Dieu, qui arrive à l'homme par l'intercession de Marie.
Des miracles de guérison corporelle, de rachat spirituel et de conversion, constituent le signe évident que Marie continue, avec le Christ et dans l'Esprit, son œuvre d'auxiliatrice et de mère.
Les sanctuaires marials deviennent souvent des centres d'évangélisation : en effet, dans l'Église d'aujourd'hui également, comme dans la communauté dans l'attente de la Pentecôte, la prière avec Marie pousse de nombreux chrétiens à l'apostolat et au service des frères.
Je désire rappeler ici de façon particulière la grande influence de la piété mariale sur l'exercice de la charité et des œuvres de miséricorde. Encouragés par la présence de Marie, les croyants ont souvent ressenti le besoin de se consacrer aux pauvres, aux déshérités, aux malades, pour être pour les derniers de la terre le signe de la protection maternelle de la Vierge, icône vivante de la miséricorde du Père.
De tout cela, ressort avec évidence la façon dont la dimension mariale traverse toute la vie de l'Eglise. L’annonce de la Parole, la liturgie, les diverses expressions caritatives et cultuelles trouvent dans la référence à Marie une occasion d'enrichissement et de renouveau.
Le peuple de Dieu, sous la direction de ses pasteurs, est appelé à discerner dans ce fait l'action de l'Esprit Saint, qui a poussé la foi chrétienne sur le chemin de la découverte du visage de Marie.
C'est lui qui opère des merveilles dans les lieux de piété mariale. C'est lui qui, stimulant la connaissance et l'amour pour Marie, conduit les fidèles à se mettre à l'école de la Vierge du Magnificat, pour apprendre à lire les signes de Dieu dans l'histoire et à acquérir la sagesse qui fait de chaque homme et de chaque femme les bâtisseurs d'une nouvelle humanité. (Extrait de la Catéchèse sur le Credo de Jean-Paul II, 15 novembre 1995)
Dans la Constitution Lumen gentium (n. 67), le Concile Vatican II encourage les fidèles à promouvoir le culte de la Vierge Marie, notamment dans la liturgie, et à avoir en grande estime les exercices de piété recommandés par le Magistère, comme le Rosaire et l'Angelus. Ainsi les fidèles peuvent alimenter leur vie de foi et manifester leur dévotion envers la Mère du Sauveur.
Dans le prolongement du deuxième Concile de Nicée, Vatican II a confirmé la légitimité des images sacrées du Christ, de la Vierge et des saints, face à certaines tendances visant à les éliminer des sanctuaires. Les représentations de la Vierge aident le peuple chrétien à invoquer sa présence aimante dans les diverses circonstances de la vie. Rendant concrète et presque visible la tendresse maternelle de Marie, elles sont une invitation à la prier avec confiance et à l'imiter dans l'accueil généreux de la volonté de Dieu."
D'autre part, le Concile engage les théologiens et les prédicateurs à éviter toute exagération comme toute attitude minimaliste dans la façon de considérer la dignité de Marie.
Car, en vénérant l'image, on honore la personne de la Mère de Dieu. L'authentique doctrine mariale, dans la fidélité à l'Écriture et à la Tradition, se réfère au Christ : en Marie, tout vient du Christ et est orienté vers Lui.
Enfin, les Pères conciliaires mettent en garde contre la vaine crédulité et la prédominance des sentiments. La dévotion mariale authentique pousse à une affection filiale envers la Vierge et suscite la ferme décision d'imiter ses vertus. (Jean-Paul II, Audience générale du 29 Octobre 1997)
Source : http://www.mariedenazareth.com
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Chaque mardi après la Messe: exercice du mois de Marie (fin à 20h30) |
Il est midi. Je vois l'église ouverte. Il faut entrer.
Mère de Jésus-Christ, je ne viens pas prier.
Je n'ai rien à offrir et rien à demander.
Je viens seulement, Mère, pour vous regarder.
Vous regarder, pleurer de bonheur, savoir cela
Que je suis votre fils et que vous êtes là.
Rien que pour un moment pendant que tout s'arrête.
Midi!
Être avec vous, Marie, en ce lieu où vous êtes.
Ne rien dire, regarder votre visage,
Laisser le coeur chanter dans son propre langage.
Ne rien dire, mais seulement chanter parce qu'on a le coeur trop plein,
Comme le merle qui suit son idée en ces espaces de couplets soudains.
Parce que vous êtes belle, parce que vous êtes immaculée,
La femme dans la Grâce enfin restituée,
La créature dans son honneur premier et dans son épanouissement final,
Telle qu'elle est sortie de Dieu au matin de sa splendeur originale.
Intacte ineffablement parce que vous êtes la Mère de Jésus-Christ,
Qui est la vérité entre vos bras, et la seule espérance
et le seul fruit.
Parce que vous êtes la femme, l'Eden de l'ancienne tendresse oubliée,
Dont le regard trouve le coeur tout à coup et fait jaillir les larmes accumulées. (...)
Parce qu'il est midi, parce que nous sommes en ce jour d'aujourd'hui,
parce que vous êtes là pour toujours,
simplement parce que vous êtes Marie,
simplement parce que vous existez,
Mère de Jésus-Christ, soyez remerciée!
La retraite de 5 jours, en silence, dans un cadre paisible : une maison religieuse ou une abbaye bénédictine, selon la méthode des exercice de Saint Ignace de Loyola, est un moment choisi pour approfondir sa foi et orienter sa vie à la suite de Jésus-Christ. Retiré de l'agitation du monde pendant quelques jours, le retraitant peut s'adonner aux exercices de la vie spirituelle.
Recommandée par les Papes, expérimentée par de nombreux saints, la retraite de Saint Ignace est une merveilleuse école de sanctification. Alors, laissez-vous tenter par cette aventure intérieure.
« Que l'École des Exercices Spirituels soit toujours un remède efficace au mal de l'Homme moderne entraîné par le tourbillon des affaires humaines à vivre hors de soi, trop occupé par les choses extérieures. Qu’ils constituent la formation d’hommes nouveaux, d’authentiques chrétiens, d’apôtres engagés. » (Jean-Paul II)
« (L’)admirable livre des Exercices (de Saint Ignace) s’est imposé comme le code le plus sage et le plus universel des lois du salut et de la perfection des âmes, comme la source intarissable de la piété la plus élevée et la plus solide, comme un aiguillon irrésistible et un guide très averti pour aider les âmes à se réformer et à atteindre les sommets de la vie spirituelle” (Pie XI, enc. Mens nostra).
«Le chrétien, dans le fort dynamisme des Exercices, est aidé à entrer dans le domaine des pensées de Dieu, de ses desseins, pour se confier à Lui, Vérité et Amour, de manière à prendre des décisions qui engagent à la suite du Christ, en mesurant clairement ses talents et ses propres responsabilités» (Jean-Paul II, 16 novembre 1978)
«Dans nos communautés des Missionnaires de la Charité, nous faisons depuis le début, les Exercices Spirituels de Saint-Ignace, qui sont très beaux et très fructueux. Je les conseille à tous : ils ne sont pas réservés aux religieux.» (Bse Mère Teresa, le 14 septembre 1986)
Générale : Pour qu'à l'exemple de Marie, chaque chrétien, toujours attentif aux signes du Seigneur dans sa propre vie, se laisse guider par la Parole de Dieu.
Missionnaire : Pour qu'en terre de mission, les formateurs bons et éclairés ne manquent pas dans les grands séminaires et les instituts de vie consacré