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Eglise Saint André 22 Avenue de Verdun 94410 Saint Maurice |
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Bulletin Paroissiale de la communauté attaché à la forme extraordinaire du Rite romain http://www.motuproprio94.org/ |
Bulletin de Novembre 2007 |
Par ces deux jours qui ouvrent le mois de novembre, la fête de la Toussaint et la commémoraison de tous les fidèles défunts, l’Eglise nous invite à tourner nos regard vers ce que l’on appelle les fins dernières : la mort, le jugement, l’enfer, le paradis. C’est par ces vérités auxquelles nous n’échapperons pas que s’achève le compendium ou abrégé du Catéchisme de l’Eglise catholique, publié par le Pape Benoît XVI (dans l’appendice B « formules de la doctrine catholique »). De quoi retenir notre attention…
Nous nous sommes rendus en pèlerinage paroissial le 7 octobre au sanctuaire de MONTLIGEON, connu mondialement (sur terre … et au ciel) pour être consacré à la prière pour les âmes du purgatoire, spécialement les plus délaissées. Nous avons déjà présenté ce sanctuaire dans notre bulletin n° 30 de juin dernier, nous n’y reviendrons pas aujourd’hui, mais arrêtons-nous brièvement sur cette réalité du purgatoire.
Sans être affirmée de façon explicite par l’Ecriture sainte, l’existence du purgatoire l’est au moins de façon implicite par le livre des Maccabées (2 Mac 12,43-48), par saint Paul (1 Cor 3,11-15), par saint Matthieu (Mt 12,31) et par saint Jean (Ap 21,27). Du côté de la tradition, ce qui est attesté le plus anciennement, c’est la prière pour les morts, spécialement l’offrande du Saint-Sacrifice de la Messe pour le soulagement des défunts. Ce n’est que tardivement que le magistère s’est prononcé sur cette doctrine : au II° concile de Lyon (1274), au concile de Florence (1439), et surtout à la XXV° session du concile de Trente (1563). Le Catéchisme de l’Eglise Catholique reprend cette doctrine (N° 1030 à 1032).
Le purgatoire, comme son nom l’indique, est un lieu de purgation, de purification. Les souffrances qui sont liées à cette purification sont d’un tout autre ordre que celles de l’enfer. Certes l’âme est alors privée de la vision béatifique, à laquelle elle aspire de toutes ses forces, mais par la grâce sanctifiante qui l’habite, elle sait Dieu présent et uni à elle. Ce désir violent, brûlant, de voir Dieu constitue la plus grande souffrance de ces âmes. L’âme cherche Dieu plus violemment que les poumons en proie à l’asphyxie ne cherchent l’oxygène pour la survie du corps. Il ne faut pas minimiser les souffrances du purgatoire, sous prétexte que le salut est assuré. Saint Thomas nous dit que la plus petite des souffrances du purgatoire est plus importante que la plus grande des souffrances sur cette terre. Et sainte Catherine de Gênes dépeint bien les terribles souffrances de ces âmes, tout en montrant également leur joie réelle (lire son Traité du purgatoire). Contrairement aux souffrances de l’enfer qui ne sont pas purificatrices – car elles proviennent de la haine dévorante des damnés – celles du purgatoire permettent aux âmes de se purifier et c’est pourquoi ces âmes, loin de se révolter contre cette souffrance, l’aiment, y voyant la préparation nécessaire à la vision de Dieu. Elles l’aiment, disons-nous, mais aspirent bien sûr à en être délivrées au plus vite, en raison de l’amour de Dieu qui les anime, et ne pouvant plus rien mériter pour elles-mêmes – elles ne peuvent qu’accueillir passivement ces souffrances – elles comptent sur l’intercession des saints et sur les suffrages des vivants, spécialement par l’offrande du Divin Sacrifice. Souffrance terrible et joie extrême : un mystère pour nous, qui doit surtout nous pousser à soulager, autant que nous le pouvons, ces âmes souffrantes, preuve de notre charité. Ne négligeons pas l’offrande du saint sacrifice de la messe pour le repos de nos chers disparus, ainsi que l’application pour eux des indulgences que nous recommande l’Eglise, ce qui nous stimule pédagogiquement à faire le bien.
Nous pouvons souhaiter pour nous-mêmes passer directement au ciel après notre mort, à condition de rompre ici-bas toute attache au péché, même véniel (cela fait d’ailleurs partie des conditions générales pour l’obtention de l’indulgence plénière), à condition aussi de brûler dans le Cœur miséricordieux du Sauveur toutes les peines dues à nos péchés déjà pardonnés. En fait à condition d’aimer vraiment Dieu de tout notre cœur, de toutes notre âme, de tout notre esprit, de toutes nos forces, comme nous l’avons promis le jour de notre baptême, et si souvent depuis ! A ce titre, comme l’exprimait sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus, le feu de l’amour divin est plus sanctifiant que celui du purgatoire (Ms A, 84 vo, l.4). Fuyons le purgatoire, mais puissions-nous le fuir par amour de Dieu et désir d’être pleinement uni à Lui dans la joie éternelle en compagnie de tous les saints.
Abbé H. de MONTJOYE
Notre Dame libératrice,
prenez en pitié tous nos Frères défunts,
spécialement ceux qui ont le plus besoin
de la miséricorde du Seigneur.
Intercédez pour tous ceux qui nous ont quittés
afin que s’achève en eux
l’œuvre de l’Amour qui purifie.
Que notre prière unie à celle de toute l’Église
leur obtienne la joie qui surpasse tout désir
et apportez, ici-bas, consolation et réconfort
à nos frères éprouvés ou désemparés.
Mère de l’Église, aidez-nous, pèlerins de la terre
à mieux vivre chaque jour noue passage vers la Résurrection.
Guérissez-nous de toute blessure du cœur et de l’âme.
Faites de nous des témoins de l’Invisible,
déjà tendus vers les biens que l’œil ne peut voir,
Des apôtres de l’espérance semblables aux veilleurs de l’aube.
Refuge des pécheurs et Reine de tous les saints,
Rassemblez-nous tous un jour,
pour la Pâque éternelle, dans la maison du Père.
Par Jésus, le Christ, notre Seigneur.
Amen.
Les indulgences sont la rémission devant Dieu de la peine temporelle due pour les péchés dont la faute est déjà pardonnée. À certaines conditions, le fidèle acquiert cette rémission, pour lui-même ou pour les défunts, par le ministère de l’Église qui, en tant que dispensatrice de la rédemption, distribue le trésor des mérites du Christ et des saints. (Compendium, 312)
Pour gagner l’indulgence plénière, en plus d’exclure toute affection au péché, même véniel, il est requis d’accomplir l’œuvre indulgenciée et de remplir les trois conditions : confession sacramentelle, commu- nion eucharistique et prière aux intentions du Souverain Pontife.
Les trois conditions peuvent être remplies plusieurs jours avant ou après l’accomplissement de l’œuvre prescrite ; cependant, il convient de recevoir la communion et de prier aux intentions du Souverain Pontife le jour même où l’on accomplit l’œuvre.
Du 1er au 8 NOVEMBRE:
Une indulgence plénière, applicable seulement aux âmes du Purgatoire, est accordée au fidèle
30 novembre : Saint André
Source : Pénitencerie Apostolique, Manuel des Indulgences, Rome, 1999-2000, concessions 29 et 33.
Les récentes déclarations de Roselyne Bachelot, ministre de la Santé, font craindre le pire quant à la diffusion de la pilule abortive RU-486 en France. Elle a en effet annoncé que « les médicaments nécessaires à l’IVG pourraient dorénavant être délivrés par les médecins des centres de planning familial » (Le Parisien, 24 septembre 2007).
Rappelons quelques chiffres officiels. En 2004, selon les estimations réalisées à l’aide des systèmes d’information hospitaliers, le nombre d’IVG peut être évalué à 210 700 avec une hausse moyenne annuelle de 1,8% depuis 1995. On note également une augmentation très importante d’IVG chez les jeunes femmes de moins de 25 ans (plus 18 % par exemple entre 2002 et 2005 chez les jeunes de 15 à 25 ans dans la région PACA).
La diminution du nombre de grossesses non prévues (qui représentaient 46 % en 1975 contre 33 % aujourd’hui) n’y change rien : en effet, parmi ces conceptions non prévues, si 4 grossesses sur 10 se terminaient par un avortement en 1980 (41%), ce sont aujourd’hui 6 grossesses sur 10 (62 % en 2004). On peut donc conclure à une propension toujours plus forte à recourir à l’avortement en cas de grossesse « non planifiée ».
L’avortement chimique représente 42 % du total (plus de 90 000 actes recensés), le reste étant couvert par l’avortement chirurgical, utilisant un curetage et/ou une aspiration. Cette augmentation de « l’IVG dite médicamenteuse », avec une multiplication par deux de cette pratique depuis 1998, est une tendance lourde de ces dernières années.
Confinée tout d’abord dans les établissements publics ou privés ayant un agrément, elle peut être à présent pratiquée dans le cadre de la médecine de ville.
C’est Philippe Douste-Blazy, alors ministre de la Santé, qui avait ordonné en juillet 2004 la publication de tous les textes nécessaires pour rendre légal l’avortement en dehors des établissements de santé. Il s’agissait initialement d’une disposition inscrite dans la loi Aubry du 4 juillet 2001, réformant la loi Veil. Cette mesure réglementaire avait été complètement occultée à l’époque car le débat s’était focalisé sur l’allongement du délai légal de l’IVG de 10 à 12 semaines.
Avant 2004, l’avortement chimique n’était donc possible qu’en établissement public ou privé habilité à délivrer les produits en question. Le jour de la prise de la seconde substance qui déclenche l’avortement, la patiente devait être hospitalisée pendant plusieurs heures. Le décret du 1er juillet 2004 et l’arrêté du 23 juillet 2004 ont permis la mise en place de ce que l’on appelle l’avortement à domicile. En effet, un médecin de ville, généraliste ou gynécologue, peut délivrer lui-même les molécules nécessaires à la réalisation de « l’IVG à la maison ». Le geste d’auto-administration par la femme du produit abortif est donc dépénalisé hors établissements de santé.
La femme ne doit pas avoir dépassé 5 semaines de grossesse, soit 7 semaines d’aménorrhée. Le médecin de ville doit être signataire d’une convention ad hoc avec une structure publique ou privée afin que leurs patientes puissent y être accueillies en cas de complications. Cinq consultations sont prévues. La première afin que le praticien explique le déroulement de la technique en lui proposant éventuellement d’avoir recours à un entretien social. La seconde est requise pour que la femme donne son consentement et reçoive le protocole précis de la prise des produits. C’est lors du troisième rendez-vous qu’elle prend devant son médecin le comprimé de Mifégyne (RU 486) qui stoppe la grossesse.
Deux jours plus tard vient la quatrième consultation où la femme absorbe les deux comprimés de Gymiso (misoprostol), une puissante prostaglandine entraînant l’expulsion de l’embryon. Si les produits doivent être absorbés obligatoirement au cabinet en présence du médecin, c’est chez elle, bien souvent dans la souffrance et la solitude, que la femme vivra ce moment douloureux. Dans 60% des cas, l’avortement a lieu dans les quatre heures qui suivent la prise de Gymiso et dans 40% des cas dans les 24 à 72 heures. Enfin, entre le 14e et le 21e jour la patiente subit sa dernière consultation pour vérifier que l’avortement est complet et ne nécessite pas un curetage complémentaire.
Le médecin passe une commande à usage professionnel à la pharmacie de son choix, en indiquant le nom de l’établissement avec lequel il a conclu une convention. C’est lui qui achète directement les boîtes de comprimés (coût de la Mifégyne : 76,37 euros ; Gymiso, 15,37 euros). Le médecin se rembourse par le biais du forfait IVG médicamenteuse qu’il facture à sa cliente (191,74 euros), remboursés à 70% par la Sécurité sociale. On notera d’ailleurs que tous les forfaits IVG ont été revalorisés de 29% par le décret de juillet 2004 afin d’endiguer l’abandon de ces pratiques par des établissements qui les jugent de plus en plus non rentables. Enfin, dès lors que la commande comprend l’ensemble des indications requises, le pharmacien se doit de les lui délivrer.
Présentée comme un acte anodin, non traumatisant, l’« IVG médicamenteuse » — selon la terminologie officielle — est en passe de devenir l’emblème de la nouvelle politique de santé publique de la France en matière de « droits des femmes ».
En effet, l’actuelle ministre de la Santé, Roselyne Bachelot, veut étendre l’autorisation de l’avortement chimique aux médecins des centres de planification et d’éducation familiale sur l’ensemble du territoire. Le 24 septembre 2007, le ministre a fait savoir que cette mesure entrait dans le projet de loi de financement de la Sécurité sociale avec les aménagements du Code de la santé publique qui s’ensuivaient. Roselyne Bachelot donne satisfaction à une revendication récurrente du Mouvement français pour le planning familial dont la présidente s’est d’ailleurs aussitôt félicité : « Alors que nous avons des médecins qui, par la force des choses, sont parmi les plus motivés, nous n’avions pas le droit de proposer des IVG médicamenteuses […]. Les médecins de ville, surtout les généralistes, ne se sont pas précipités pour demander des agréments » (AFP, 24 septembre 2007).
Les chiffres indiquent de fait que l’avortement « domestique » ne représente que 16,5% des IVG médicamenteuses. Il s’agit donc, suivant d’ailleurs l’exemple pilote de la Seine-Saint-Denis qui a expérimenté cette mesure depuis juillet 2005 avec 800 avortements pratiqués selon cette méthode, de s’appuyer sur les médecins les plus convaincus pour augmenter les statistiques, jugées peu satisfaisantes du fait d’une hostilité plus ou moins affichée par de nombreux praticiens, en particulier généralistes.
Dernier point très controversé de la proposition de la ministre : ce sera au président du Conseil général de son département d’assurer l’organisation au sein des centres de planning de la pratique de l’IVG médicamenteuse. Nous avons donc à faire à une politique volontariste de rationalisation de l’avortement chimique qui nécessite de s’adjoindre la participation et la complicité pratique de nombreux acteurs dont la clause de conscience est totalement absente des textes, entamant de manière drastique le droit à l’objection de conscience. Le chef d’un service d’obstétrique ne peut plus le faire valoir depuis la loi Aubry ; quant aux infirmières, elles peuvent demander une mutation mais au prix de nombreuses difficultés. Les pharmaciens sont eux totalement exclus. Enfin, avec le dispositif de Madame Bachelot se pose la question de la coopération d’élus locaux qui sont missionnés pour veiller à la bonne marche de ce nouveau procédé abortif.
Enfin, selon Tugdual Derville, délégué général de l’Alliance pour les droits de a Vie (ADV), nous sommes victimes d’une contradiction de plus de la part des zélotes de l’avortement : la vieille méthode chirurgicale est de plus en plus présentée comme un repoussoir tandis que l’IVG médicamenteuse serait indolore et sans conséquences (France catholique, 5 octobre 2007). Inutile de s’étendre sur la manipulation sémantique à l’œuvre ici où on laisse croire que la grossesse est une pathologie dont il faudrait guérir en utilisant les médicaments adéquats.
La France se trouve malheureusement aux avant-postes de la diffusion de cette pratique. Le RU-486 est lui-même une découverte française. Longtemps attribuée au professeur Etienne-Emile Beaulieu, qui en a fait une promotion féroce à travers le monde en inventant le terme de contragestion pour qualifier son mode d’action, cette molécule est en fait l’invention d’une équipe de scientifiques qui travaillaient sous l’égide de l’industriel pharmaceutique français Roussel-Uclaf. Après plusieurs phases d’expérimentation menées notamment en Suisse et en Suède, le RU-486, associé aux prostaglandines, a obtenu son autorisation de mise sur le marché en 1998, devenant l’emblème de la recherche française en matière de nouveaux produits abortifs.
On l’a vu, l’emploi de la Mifégyne demande un minimum de compétences de la part du médecin. Sa délivrance via les structures particulièrement accessibles que représentent les centres de planification devrait lui assurer une progression inédite, laissant complètement démunies les femmes livrées à leurs prescriptions.
D’autre part, ce produit pourrait devenir rapidement à usage universel au service des concepts de birth control (contrôle des naissances) et de safe abortion (avortement pratiqué dans de bonnes conditions de sécurité) véhiculés par les agences onusiennes internationales. On sait que ces dernières conditionnent leurs programmes d’aide aux pays en voie de développement en échange de leur bonne volonté à se plier aux normes de « santé reproductive » en vigueur. L’expansion de l’emploi du Norlevo, la pilule du lendemain, qui a un effet potentiellement abortif en empêchant la nidation du jeune embryon selon la période du cycle féminin où elle est prise, serait alors le complément idéal du RU-486, pour aboutir à des politiques nationales et internationales très efficaces pour stopper les grossesses dans les phases initiales et éviter de recourir aux avortements chirurgicaux ainsi qu’à la contraception classique jugée trop contraignante par sa prise quotidienne.
Avec l’avortement en comprimés, c’est le triomphe du « terrorisme à visage humain ».
Pierre-Olivier Arduin
responsable de la commission bioéthique du diocèse de Fréjus-Toulon.
Vient de faire paraître La Bioéthique et l'Embryon,
(Ed. de l'Emmanuel)
Angelus après la messe du dimanche 9 septembre à la cathédrale Saint-Etienne de Vienne (extraits) :
« Célébrer ce matin avec vous tous le Jour du Seigneur d'une manière aussi digne dans la magnifique cathédrale Saint-Etienne a été pour moi une expérience particulièrement belle. Le rite eucharistique accompli avec la dignité qui lui est due nous aide à prendre conscience de l'immense grandeur du don que Dieu nous fait dans la Messe. Précisément ainsi nous nous rapprochons mutuellement et nous faisons l'expérience de la joie de Dieu. Je suis donc reconnaissant à ceux qui, à travers leur contribution active à la préparation et au déroulement de la liturgie, ou également à travers leur participation recueillie aux saints Mystères, ont créé une atmosphère dans laquelle la présence de Dieu devient vraiment perceptible. Merci de tout cœur et "Vergelt's Gott" à tous! »
NB : au cours de cette messe a été exécutée la « Mariazeller Messe »de Haydn, pour chœur, soli et orchestre.
L’après-midi à l'abbaye de Heiligenkreuz, plus grand monastère cistercien d'Europe fondé en 1135, Benoît XVI a tout d'abord prié devant la relique de la Croix conservée dans l'église abbatiale, accompagné des moines, enseignants et étudiants. Après le discours d'accueil du Père Abbé, le Pape s'est adressé à l'assemblée : (extraits)
« Le cœur du monachisme est l'adoration – être comme des anges. Mais comme les moines sont des hommes de chair et de sang sur cette terre, saint Benoît avait ajouté à l’ordre central du Ora , de la prière, un second ordre, celui du Labora, du travail. Dans l’esprit de saint Benoît, comme dans celui de saint Bernard, le travail appartient avec la prière à la vie monastique : la culture de la terre, selon la volonté du Créateur. Ainsi pendant des siècles, les moines, avec le regard tourné vers le Seigneur, ont rendu la terre fertile et belle. La protection et le soin de la création vient justement de ce regard tourné vers Dieu. (…)
« Votre premier service en ce monde doit donc être la prière et la célébration de l'office divin. La disposition intérieure de toute personne consacrée est de "ne rien préférer à l'office divin" (Règle de saint Benoît). La beauté d’une telle attitude intérieure s'exprimera alors dans la beauté de la liturgie, de telle sorte que là où nous nous unissons pour chanter, louer, célébrer et adorer Dieu, un peu de ciel est présent sur terre. Il n’est vraiment pas présomptueux de dire que, dans une liturgie totalement centrée sur Dieu, nous pouvons voir dans les rites et les chants une image de l’éternel. (…)
« Dans tous nos efforts relatifs à la liturgie, le regard vers Dieu doit toujours être déterminant. Nous nous tenons devant Dieu – Il nous parle et nous Lui parlons. Là où nous n’avons pour seul souci que de rendre la liturgie attrayante, intéressante et belle, la liturgie est déjà en ruine. Soit elle est opus Dei (œuvre de Dieu), avec Dieu pour seul sujet, soit elle n’est pas. Sous cet éclairage, je vous demande de célébrer la sainte liturgie avec votre regard fixé sur Dieu dans la communion des saints, l’Eglise vivante de tout temps et de tout lieu, afin qu’elle devienne une expression de la beauté et de la solennité de Dieu, ami des hommes ! »